Le Languedoc-Roussillon champion du vin bio

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Corbières maritimes Domaine en conversion biodynamique

Le Languedoc-Roussillon champion du vin bio

900 675 Bérangère Amestoy

Crédit photos : Bérangère Amestoy, dans les vignes d’Olivier Mavit, Roquefort-des-Corbières (Aude)

Près d’un tiers des vignes biologiques sont cultivées dans le Languedoc Roussillon. Les négociants ont un rôle clé. Après cinq années de conversion massive, le rythme s’est ralenti.

Les chiffres sont impressionnants : avec quelque 20.500 hectares (ha) de vignes cultivées en agriculture biologique ou en passe de le devenir, la région Languedoc-Roussillon représente près d’un tiers du vignoble bio. Une première place, loin devant Provence-Alpes-Côte d’Azur (15.000 ha) et le Bordelais (9.700 ha).Selon les derniers chiffres officiels, 105 millions de bouteilles ont été labellisées dans le Languedoc contre 25 millions en 2010. Une croissance fulgurante sur ce vignoble immense (236.000 ha) qui s’étend des contreforts des Pyrénées jusqu’aux rives du Rhône. Le développement de la viticulture biologique s’explique bien sûr par le climat sec du territoire, moins propice aux maladies de la vigne que les régions humides. Une progression probablement aussi liée à la volonté des professionnels de sortir de la vieille image d’un terroir en situation de surproduction. La région Languedoc-Roussillon a été un acteur de cette politique de développement. Depuis 2007, 36 millions d’euros d’aides ont été attribués à la viticulture et ont permis de mobiliser 18 millions supplémentaires de fonds européens. Signe du leadership local, c’est à Montpellier que s’est tenu, la semaine dernière, le Salon Millésime bio. L’événement, qui revendique le fait d’être le seul au monde, a accueilli 4.800 visiteurs pour 800 exposants de 14 pays.En 2013, sur l’ensemble de la France, le chiffre d’affaires des vins bio s’est établi à 503 millions d’euros, soit une hausse de 22 %. En 2014, elle est encore plus importante, se réjouit Patrick Guiraud, exploitant en Camargue et président de Sudvinbio, organisateur de l’événement. La demande en 2014 devrait croître de plus de 25 %, ­estiment les professionnels. Les surfaces certifiées ou en conversion atteignent 8,2 % du vignoble national.

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Les Echos 01/2015 |  Languedoc-Roussillon champion du vin bio