Le vin français doit relever le défi de la mondialisation

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Le vin français doit relever le défi de la mondialisation - Boll pour « Les Echos »

Le vin français doit relever le défi de la mondialisation

1000 533 Bérangère Amestoy

Crédits photo : Les Echos

Face à une concurrence mondiale de plus en plus menaçante, la France dispose d’atouts incontestables pour rester dans le peloton de tête des exportateurs de vins. Mais elle doit aussi corriger ses faiblesses, que sont des coûts de production élevés et une trop grande atomisation de son offre.

Quel avenir pour le vin français ? A l’heure où s’ouvre à Bordeaux le Salon Vinexpo, l’un des plus grands du monde, la question peut surprendre. Nos grands crus sont enviés par la planète entière. Nos vins sont les plus exportés dans le monde. Et si nous avons perdu notre place de premier producteur mondial au profit de l’Italie, notre vignoble reste le plus diversifié. Et pourtant, notre filière, qui pèse 30 milliards d’euros, s’interroge sur sa stratégie. En 2014, FranceAgriMer avait remis au ministre de l’Agriculture un rapport intitulé « Plan stratégique sur les perspectives de la filière vitivinicole à l’horizon 2025 ». Depuis, la question reste en filigrane. A juste titre, car le paysage évolue vite, avec une croissance continue de la consommation. On estime le marché du vin à 300 milliards de dollars en 2015. Il pourrait atteindre les 370 milliards en 2021, selon Mordor Intelligence. Face à cet emballement, la concurrence surgit de partout. L’Europe du Sud a d’abord vu les viticulteurs du Nouveau Monde (Etats-Unis, Afrique du Sud, Australie et Amérique du Sud) venir lui contester son leadership. Apparaissent depuis quelques années ceux du « nouveau Nouveau Monde », comme on a pris l’habitude de les appeler. La Chine a pris la tête de ce groupe, avec un vignoble devenu le deuxième du monde derrière l’Espagne. Pour une production pesant autant que celle de l’Australie ou de l’Afrique du Sud. Une bonne vingtaine de viticulteurs chinois ont d’ailleurs leur stand à Vinexpo. « Vous verrez, il y a des choses très bien », assure Guillaume Deglise, le directeur général du Salon. Les Français y ont souvent exporté leur savoir-faire, comme dans d’autres vignobles aux quatre coins du monde.

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Les Echos 19/06/2017 | Le vin français doit relever le défi de la mondialisation