La toute première norme sur l’économie circulaire est française

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La nouvelle norme AFNOR XP X30-901 spécifie les exigences relatives à un système de management d'un projet, porté par un organisme, pour améliorer sa performance environnementale, économique et sociétale dans la perspective de sa contribution au développement d'une économie circulaire.

La toute première norme sur l’économie circulaire est française

725 539 Bérangère Amestoy

La norme XP X30-901 définit un cahier des charges précis pour planifier, mettre en œuvre, évaluer et améliorer un projet d’économie circulaire.

Son nom est imprononçable et pourrait rappeler celui d’une droïde de Star Wars. Il représente pourtant une première mondiale qui pourrait inspirer de nombreux autres pays. L’Agence française de normalisation (Afnor) vient de créer une norme expérimentale sur l’économie circulaire. La spécification XP X30-901 (on vous avait prévenu…) est le fruit de deux années de travail. Une cinquantaine d’intervenants (associations, industriels, sociétés de services, collectivités locales, institutions dont l’Institut national de l’Economie circulaire et l’Ademe) ont été impliqués dans son élaboration.

 

Des initiatives multiples et variées

Apparue au tournant des années 2000, « l’économie circulaire désigne un modèle économique dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets », rappelle le ministère de la Transition écologique et solidaire qui a collaboré aux travaux de l’Afnor « Il s’agit de rompre avec le modèle de l’économie linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter) pour un modèle économique « circulaire ». De nombreuses initiatives dans ce sens ont été lancées ces dernières années. Du plateau repas sans emballage jetable à la route fabriquée à partir de matériaux recyclés en passant par la vente en ligne de pièces de réemploi automobile et les maisons fabriquées notamment avec des pneus usagers et de vieilles bouteilles en verre, les projets ne manquent pas même s’ils vont parfois dans tous les sens.

Aucune ligne directrice ne permet en effet de savoir si un programme répond parfaitement aux principes de l’économie circulaire. Certains estiment que le recyclage est suffisant alors que d’autres pensent qu’une entreprise doit être éco-responsable dès sa conception. Le besoin de mettre au point un mode opératoire applicable à tout type d’initiatives, de structures et de territoires est donc devenu évident au fil du temps.

 

 

Pour aller plus loin :

Dossier Environnement – Économie circulaire

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